Analyse

BTP : en 2012, on ne construira plus autant...

Le 31 janvier 2012 par Portail de l'IE
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La Fédération française du bâtiment (FFB) annonce une diminution de 49% des prévisions de croissance d’activité pour 2012. L’année 2013 sera également touchée avec une baisse estimée à 1,2% et 35 000 suppressions d’emplois prévues.

La baisse de 1,2% estimée de nouvelles constructions en 2012 s’explique principalement par  le rabotement de la loi Scellier, grâce à laquelle l'investissement dans l’immobilier neuf devenait particulièrement avantageux : ce dispositif de défiscalisation, déjà aplani début 2012, est appelé à disparaître au long de l’année. En 2012 c’est une digue qui cèdera, contrairement aux deux années précédentes au cours desquelles les pouvoirs publics ont réussi à préserver le marché. C’est un tout autre scénario qui se prépare pour cette année. En effet, la disparition anticipée de la loi Scellier, qui était initialement prévue dans le projet de loi de finances 2015, fait s’écrouler le marché et les emplois qui vont avec.


Les entreprises les plus durement touchées sont celles de moins de dix salariés, or elles représentent la majeure partie du marché. «La baisse la plus forte devrait concerner les logements neufs (-3,3%), tandis que le recul atteindra 1,4% pour les travaux d'amélioration-entretien et 1% pour le non-résidentiel neuf (21% du secteur)» précise Didier Ridoret, Président de la FFB.

Le recul sur le marché touchera également l’emploi au sens large. Si le redressement de 2011 a fait repartir l'intérim à la hausse – un préalable à l'embauche pour les entreprises – la déprime anticipée pour 2012 en limite les effets.

Certaines mesures politiques ayant de fortes chances d’être mises en place comme la taxation des plus values immobilières et le déploiement du régime de l’auto-entrepreneur pourront concurrencer l’activité des petits artisans du secteur BTP.


À l’occasion des élections présidentielles et législatives de 2012, la CAPEB a rédigé un Livre Blanc début janvier 2012. Il est destiné à interpeller l’ensemble des formations politiques et les élus sur les grandes préoccupations des entreprises artisanales du bâtiment.

Sydney Court