Événement

Colloque - Le soft power en Asie à l’ère de la covid-19 et des nouvelles routes de la soie

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Début : 6 avril 2021 15:00

Fin : 9 avril 2021 22:00

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Le soft power se définit par la capacité d’un État à influencer et à orienter les relations internationales en sa faveur par un ensemble de moyens autres que coercitifs, procédés qui relèvent pour leur part du hard power, ou pouvoir de contrainte. Il renforce ainsi la légitimité de son action internationale, ce qui constitue également un facteur de puissance. Depuis la fin de la Guerre froide, le concept de soft power a beaucoup été utilisé pour caractériser la puissance de la Chine, soft power qui s’exprime de différentes manières : la diplomatie, les alliances, la coopération institutionnelle, l’aide économique, les investissements, l’attractivité de la culture, l’éducation, le rayonnement d’un modèle politico-économique.

La Chine semble parvenue à sortir de la crise de la covid-19 et a repris son ascension politique, profitant des déboires des Etats-Unis et des divisions européennes. La politique de main tendue vers les sociétés en développement, sorte de variante des routes de la soie en y ajoutant un volet sanitaire, place Pékin en position de force. Ainsi, tous les pays d’Afrique se sont vus proposer une aide, et de telles initiatives se sont multipliées dans le monde entier, la Chine étant le seul pays à pouvoir se projeter de la sorte.

Dans ce contexte de communication très proactive de la Chine, les autres États asiatiques ne sont pas en reste. Le Japon tente de faire valoir son respect de la différence et propose un « partenariat pour des infrastructures de qualité », à travers une posture que certains observateurs qualifient de conflictuelle avec la Chine, d’autres de rivalité soft.

La Corée du Sud a rapidement capitalisé sur les succès de sa stratégie sanitaire et repris son opération séduction, notamment en direction des pays d’Asie du Sud-est. Taïwan a engagé sa propre diplomatie du masque et souligné sa gestion exceptionnelle de la crise. Singapour a déployé des moyens technologiques importants, et offre ainsi à ses voisins une nouvelle démonstration de sa modernité. L’Inde s’efforce elle aussi de se poser en alternative à la BRI. Comment, dans ce contexte doublement en évolution rapide, les États asiatiques mobilisent-ils l’outil du soft power ?

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		Image de Le Soft power en Asie à l’ère de la COVID-19 et de la BRI


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