Personnalité de l'IE

Alain Bauer

Le 3 avril 2018

Né en 1962 à Paris, Alain Bauer s’est engagé très tôt au Parti Socialiste derrière Michel Rocard ainsi qu’au Grand Orient de France, dont il sera Grand Maître de 2000 à 2003.

Diplômé d’un DESS en politiques publiques et gestion en 1982, il devient administrateur de la Mutuelle nationale des étudiants de France et vice-président chargé des affaires générales, administratives et financières de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne (1982-1989). En parallèle, il enseigne à l’IEP de Paris, à l’Institut de Criminologie, aux universités Paris I et V, à l’Ecole des officiers de la Gendarmerie nationale et à l’Ecole nationale supérieure de la Police ainsi que dans plusieurs écoles et universités étrangères. Quand Valérie Pécresse crée, en 2009, une Chaire de Criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, celle-ci est attribuée à Alain Bauer qui est en parallèle nommé Administrateur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et de la Fédération des Professionnels de l'Intelligence Économique (FEPIE).

Entre 1988 et 1991, il est chargé de mission pour « affaires réservées » auprès de Jean Paul Huchon alors directeur de cabinet du premier ministre. Après d’autres expériences en tant que conseiller, il fonde en 1994 son propre cabinet, AB Associates, spécialisé dans le conseil en sûreté urbaine et gestion des risques. Ce cabinet sera dissous en 2010.

De 2000 à 2003, il est membre de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme. En 2003 le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy le nomme président de l’Observatoire national de la délinquance. En 2005 il devient membre de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité) jusqu’en 2007, date à laquelle il devient membre de la Commission nationale de la vidéo-surveillance. En tant que président de la commission sur le contrôle des fichiers de police, il publie deux rapports en 2006 et 2008. Il fut également rapporteur du groupe de travail sur la police de sécurité quotidienne, proposant une organisation plus cohérente des services sur le territoire national. Chargé en 2007 d’une mission par le président de la République Nicolas Sarkozy, il prône la présidentialisation des questions de sécurité et un Conseil national de sécurité.

Durant toutes ces années, il aura conseillé la police de New York, la Sûreté du Québec, le Los Angeles Sheriff Department et apporté son expertise dans le cadre d’une étude du NYPD sur la menace islamiste en 2007.

En 2011, il est chargé avec le Préfet Michel Gaudin de la rédaction du Livre Blanc de la Sécurité Publique. Il devient en 2012 président du Conseil national des activités privées de sécurité  (CNAPS), poste auquel il est reconduit en 2015 jusque fin 2017 quand la Cour des Comptes publie un rapport critique du CNAPS.

Alain Bauer a fait l’objet de perquisitions dans le cadre de l’affaire Clearstream 2 et d’une enquête préliminaire pour “abus de biens sociaux”. Il a également essuyé de nombreuses critiques, notamment eu égard au “conflit d'intérêt entre ses missions publiques et son métier de consultant en sécurité” relevé par Philippe Engelhard dans la revue de sociologie Esprit critique. Ce conflit d’intérêt s’accompagnerait d’une promotion de l’idéologie sécuritaire par la peur, la manipulation des chiffres sur les infractions et crimes et la publication d’audits alarmistes, favorables à ses activités de consultant en sécurité.

 

Il est l’auteur d’un nombre important d’ouvrages et publications sur la franc-maçonnerie et la criminologie, dont :

  • Les terroristes disent toujours ce qu’ils vont faire, Paris, PUF, 2010
  • La Guerre ne fait que commencer, Éditions Jean-Claude Lattès, 2002

Événements


Plus d'événements

Partenaires