Brève

Risk&Co serait en vente : Le marché de la sécurité hexagonale en transition

Le 22 novembre 2018 par Valentin Maricourt

Selon le magazine Challenges, Risk&Co, l’une des entreprises phares du secteur de la sécurité/sûreté français, serait à vendre.

Alors qu’en septembre dernier, l’ADIT rachetait le cabinet GEOS, Challenges nous apprend que l’entreprise Risk&Co, leader français du conseil et de l’ingénierie en sûreté/sécurité, est mise en vente. Selon le magazine, c’est son actionnaire majoritaire, le fonds d’investissement français Latour Capital, qui a lancé l’initiative. Fondé en 1994, Risk&Co a travaillé avec de nombreuses institutions nationales ou internationales, ainsi que des groupes privés comme Samsung ou Total.

Des difficultés à répétition

La réduction des coûts génère une crise sur un marché français de la sécurité/sûreté très morcelé, et l’entreprise accuse une baisse de son chiffre d’affaires pour 2018, passant de 25,4 à 20 millions d’euros. Elle a connu par ailleurs plusieurs départs depuis cet été, dont l’analyste senior Yves Trotignon, ancien de la DGSE et employé depuis 2007, ou Xavier Lepage, qui dirigeait l’équipe d’Intelligence économique, quelques mois après son arrivée. Latour Capital avait par ailleurs hésité à quitter le groupe au printemps 2017.

Quel avenir pour Risk&Co ?

En suivant une dynamique de concentration du marché, il est envisageable qu’à l’image de GEOS, Risk&Co soit rachetée par Amarante International. Également intéressé par GEOS, le leader européen de l’accompagnement en sécurité pourrait se tourner vers Risk&Co et récupérer ses activités avec Total. Il n’est pas à exclure que l’ADIT se penche sur le dossier également, afin de former un groupe français d’envergure sur ce marché. Des entreprises étrangères peuvent également vouloir participer à la vente, mais seulement pour certaines activités du groupe.

Cependant, comme le rappelle Challenges, rien ne se fera sans le consentement de Bruno Delamotte, le fondateur de l’entreprise. Disposant de 30% de celle-ci, il aura également son mot à dire dans les négociations.