Brève

Tunisie : le 1er Sommet de l’Intelligence économique francophone se tiendra en 2020

Le 19 décembre 2018 par Valentin Maricourt

En 2020, en parallèle du sommet de la Francophonie, sera lancé le premier Sommet de l’Intelligence économique francophone. Une initiative qui permet à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) d’évoluer vers des projets économiques concrets.

Le 14 décembre 2018, par les voix de S.E.M l’Ambassadeur Abdoulaye Diop et de M. Bassem Loukil, PDG du groupe Loukil, le Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE)  a annoncé l’organisation, en coopération avec le Tunisia-Africa Business Council (TABC), du premier Sommet de l’Intelligence économique francophone (SIEF) pour 2020. Celui-ci se déroulera en marge du XVIIIème Sommet de la Francophonie qui aura lieu en Tunisie, un des quatre membres fondateurs de l’OIF[1].

 

Initiateur du mouvement, le CAVIE, basé à Yaoundé et dont Abdoulaye Diop est président d’honneur, est l’organisme de référence en matière d’Intelligence économique en Afrique. Il a également lancé la Journée africaine de l’Intelligence économique, qui aura lieu tous les 3 août sur l’ensemble du continent. Le TABC est un think tank tunisien qui participe notamment à augmenter la visibilité de la Tunisie en Afrique. Il a établi un partenariat stratégique avec le CAVIE en mars 2018.

 

Le SIEF a pour ambition de réunir les plus importants acteurs mondiaux de l’intelligence économique francophone. Le pari est intéressant : présent sur les cinq continents, le français est la langue officielle de 32 États. Il est également la seconde langue diplomatique et la troisième langue des affaires. 88 États et gouvernements sont membres de l’OIF et, selon l’Observatoire de la langue française, on estime à 300 millions le nombre de francophones, dont 61% de locuteurs quotidiens sont africains[2].  Certaines études établissent que le français pourrait devenir la langue la plus parlée dans le monde en 2050. Les perspectives économiques du continent entrainent de ce fait une augmentation du nombre d’apprenants dans le monde, notamment en Asie (dont certains pays sont également membres de l’OIF).

 

[1]L’OIF fût initié par le Sénégal, le Niger, le Cambodge et la Tunisie.

[2]A noter que le Congo est, après la France, le pays avec le plus grand nombre de locuteurs francophones.