Brève

Acquisition d’Ercom et Suneris : Thales assoit sa position sur le marché de la cybersécurité

Le 19 février 2019 par Alexandre Kahn
©www.thalesgroup.com

Thales, qui au deuxième semestre de l’année 2018, a vendu pour 3,7 milliards d’euros de produits et services dans le secteur de la défense et sécurité (rapport semestriel du 26 juillet 2018), investit à nouveau dans la sécurisation des communications et la supervision des flux des réseaux de télécommunications.

Une diversification des services de sécurisation des communications

Déjà présent dans le secteur, notamment via Citadel Team, le groupe poursuit sa stratégie d’expansion sur un marché français de la cybersécurité en croissance de 10% par an selon une étude du cabinet Xervi. Ercom, fondée en 1986, propose trois services : CryptoSmart pour les communications ultra-sécurisées développées en partenariat avec Samsung, CryptoBox, solution de partage de fichiers et de travail collaboratif avec chiffrement de bout en bout et enfin CryptoPass, application de messagerie instantanée chiffée de niveau militaire. Ses services sont employés entre autres par les services de l’Elysée et les ministères des Armées et de l’Intérieur. Ercom a des partenariats de R&D avec des entreprises telles que Orange Cyberdéfense, Microsoft ou encore Amazon.

Suneris, quant à elle, propose les services de supervision et contrôle des flux des réseaux de télécommunications.

Des efforts d’implantation de longue haleine dans le marché du digital européen

Thales ne masque pas ses ambitions dans le domaine du digital, amorçant le rachat de Gemalto (cybersécurité) en 2017 et investissant, entre 2015 et 2018, plus d’un milliard d’euros dans le développement de la connectivité, du Big Data, de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité. Efforts payants puisque dans le cadre de l’Artificial Intelligence for European Union, faisant suite au Plan coordonné sur l’intelligence artificielle engagé par la Commission, le groupe pilote la mise en place de la première plate-forme européenne d’intelligence artificielle, pour un budget de 20 millions d’euros.