Brève

Alstom consolide sa position dans l'hydrogène avec le rachat d’Helion Power

Le 2 avril 2021 par Julien Cossu
Crédits : Alstom

Le renouvellement d’Alstom se poursuit après le rachat de Bombardier en janvier 2021 par l’acquisition d’Helion Power, une pépite aixoise employant 30 salariés. Cette dernière maîtrise totalement la chaîne de valeur de la pile à combustible à forte puissance, de la conception et des brevets à la production. Cette acquisition est un pas de plus du fleuron français dans la compétition qui s’annonce dans la mobilité à l’hydrogène.

Le groupe Alstom a annoncé le premier avril l’acquisition d’Helion Power, pépite aixoise de l’hydrogène et filiale d’Areva Energies Renouvelables. Le rachat d’Helion s’inscrit dans une perspective plus large qu’une simple opération de croissance externe. En effet, il s’agit pour Alstom de poursuivre sa stratégie “Alstom in Motion” (AiM) qui doit permettre au français de renforcer l'innovation verte et digitale du groupe dans le but de devenir l’acteur le plus innovant du marché. Les motivations d’Alstom dans l’acquisition d’Helion ne sont pas sans rappeler celles qui ont poussé l’entreprise à acquérir Bombardier Transport en janvier pour 5,3 milliards d’euros. Il s’agit d’acquérir et de consolider une place de leader mondial de la mobilité, le groupe entend conserver cette place en étant à la pointe de l’innovation dans la mobilité verte.

La vigueur retrouvée d’Alstom après les années mouvementées qui ont suivi le rachat de sa branche énergie par General Electric contraste avec la santé d’Orano (anciennement Areva). Le fleuron du nucléaire français enchaîne les difficultés depuis plusieurs années et ne semble pas en mesure de mettre en place une stratégie efficiente. En outre, Orano qui pourrait bénéficier de l’hydrogène au vu des synergies possibles avec le nucléaire ne renforce pas ses positions dans le secteur. La vente d’Helion comme d’Areva H2Gen à GTT en octobre en témoigne, ce qui soulève des questions quant à la place qu'occupera Orano à l’avenir dans le paysage français de l’énergie. 

 

Julien Cossu

 

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