Brève

La Banque de France en alerte sur l’augmentation du risque cyber lié à la crise

Le 1 juillet 2021 par Sofiane Bourzoufi
Crédits : Banque de France

Ce 28 Juin la Banque de France (BDF) publiait son rapport sur l'Évaluation des risques du système financier français. Bien qu’elle soit optimiste quant à la reprise économique du pays, de nombreuses vulnérabilités sont encore bien réelles selon elle. Si ces dernières sont amenées à se stabiliser, la menace cyber est elle en nette progression, de quoi inquiéter sérieusement l'institution.

Si les traditionnels risques systémiques : poids de la dette privée et publique, chocs de liquidité ou encore la faible rentabilité des banques sont encore et toujours d’actualité et restent classées comme ”risque très élevé” par la Banque de France, la transformation numérique pose de nouveaux enjeux et problématiques qui pourraient avoir des conséquences sur le fonctionnement de l’économie.

Cette transition numérique a rebattu les cartes du secteur bancaire et financier, particulièrement dans les modes de consommation. Les Français continuent de délaisser le cash (59% des paiements en France contre 73% en Europe), laissant une part croissante à des nouveaux services financiers, qui de facto apportent leurs lots de risque ; Le télétravail et les prestations à distance ont par ailleurs multiplié les canaux de transmission du risque cyber.

En effet, la BDF craint des effets “en cascade” sur le système financier en place : une perturbation sur infrastructures financières majeures pourrait entraîner une compromission des données de marché et des failles de confidentialité, le tout provoquant des conséquences systémiques désastreuses voire une crise de confiance. Ce fût le cas pour la bourse de Nouvelle Zélande en 2020, paralysée par plusieurs jours par des cyber-attaques.

Pour le rappport, la résilience devra se placer dans une meilleure compréhension des canaux de transmission, une “systématisation des notifications des incidents graves aux autorités”, un partage et une gestion à échelle internationale, pour favoriser une harmonisation des “taxonomies d’incidents”.

 

Sofiane BOURZOUFI

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