L’intelligence artificielle redéfinit aujourd’hui les sociétés, que ce soit en créant des opportunités économiques ou en mettant en perspective des complexités réglementaires très diverses. Son marché est estimé à plus de 15.000 Milliards de dollars d’ici 2030. Face à l’essor rapide de la technologie, les gouvernements adoptent différentes stratégies afin d’encadrer son développement et son usage pour en limiter ses risques sans freiner l’innovation.
L’Union européenne, avec l’AI Act, a établi un cadre strict au même titre que le RGPD, mais cette approche suscite des inquiétudes quant à son impact sur la compétitivité du vieux continent. À l’inverse, la Chine et les États-Unis adoptent des stratégies plus souples, favorisant l’innovation en atténuant considérablement le fardeau règlementaire. Dans ce contexte, où la compétitivité européenne devient le dommage collatéral de sa réglementation, la capacité de l’Europe à asseoir sa domination sur la scène globale de l’IA semble incertaine. De fait, il devient pertinent de comparer les approches réglementaires de l’Europe, des États-Unis et de la Chine pour comprendre leurs rôles dans leurs stratégies respectives de domination de l’IA.
George Christakis pour le Club Droit AEGE
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