Revue de Presse du 03 Avril 2017

Le 3 avril 2017

En ce début de semaine, le Portail de l'IE passe une nouvelle fois au crible de l'intelligence économique les sujets qui ont fait l'actualité de la semaine passée.

Fin du 19ème siècle, la bataille du standard sur les technologies de l'électricité fait rage entre les 2 ingénieurs américains Thomas Edison et Nikola Tesla.
Le jeune Tesla quitte son ancien mentor et part chez Westing-House pour tenter d'imposer son standard. Le patron de l'électricité de l'époque engage une guerre informationnelle contre son ancien protégé.

Exécution d'animaux sur place publique, de condamnés, etc... les moyens utilisés par Edison sont d'une autre époque! Malgré toute l'inventivité de ces attaques, c'est le courant alternatif de Tesla qui s'impose. Comme quoi, dans le monde des ingénieurs de cette époque, c'est encore le plus techniquement efficace qui gagne, cette époque a bien changé !


À trois semaines des présidentielles (déjà!), LeMonde publie une courte série d'articles autour du thème du troll sur internet. Si l'article n'est pas forcément passionnant en tant que tel, le symbole qu'il incarne l'est bel et bien.

2017 est la première élection présidentielle française à être 2.0. Malgré une campagne des plus affligeantes, l'offre politique alternative (Mélenchon, Le Pen, Asselineau, pour ne citer qu'eux) a mis en place une stratégie de communication bien plus directe et percutante en profitant du medium internet ; mieux, elle bénéficie pleinement de ses soutiens, libres d'inventer et de diffuser leurs créations, généralement à l'humour bien trempé. Que ce soit les vidéos « Asselineau met en PLS... », les trolls pro-FN ou les youtubers à tendance pro- Mélenchon, les colleurs d'affiches sont aujourd'hui plus que jamais sur internet… un champ de bataille informationnel d'où beaucoup de data peut être extraite.


La guerre des bitcoins est déclarée !
La BCE du Nigéria en janvier 2017 ordonnait l’interdiction aux banques nigériennes de négocier de la monnaie virtuelle. Le Vénézuela et la Chine, voyant dans le bitcoin une menace contre le « cash » ont eux aussi décidé de fermer les sites principaux de bitcoins en février.
Or, la réaction n’a pas tardé à voir le jour avec des sites alternatifs dont l’utilisation a explosé. En France, les assureurs, tels la Maif ont fait le pari du bitcoin avec une levée de fond de 7 millions d’euros pour la start-up Ledger avec Xange, Wicklow Capital et Kima Ventures notamment. Mais de l’autre côté de l’atlantique, la SEC a rejeté le 13 mars dernier la possibilité de mettre en place aux Etats-Unis un fonds d’investissement basé sur le Bitcoin entrainant la dévaluation du cours du bitcoin.
Le bitcoin a-t-il encore des beaux jours devant lui ? 


    Comme nous l’évoquions lors de la précédente revue de presse, il deviendra de plus en plus difficile pour les 300 millions d’internautes américains de maintenir un niveau de confidentialité satisfaisant sur la Toile sans que leurs historiques de navigation ne soient transmis à leurs Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI).

    Même si cela n'est pas encore fait, ce projet de loi sonnerait définitivement le glas de la confiance établie entre les FAI et les utilisateurs : quand bien même si ces derniers doivent continuellement changer de service en passant d’un opérateur à l’autre pour contourner l’obstacle, il a été démontré que des dispositifs de tracking avaient déjà été mis en place dès 2011 sur des smartphones exploités par AT&T, Sprint ou encore T-Mobile.


    L'A400M d'Airbus n'est décidément pas encore au point et cela se fait sentir dans les résultats du groupe d'aéronautique. L'A400M est à l'origine d'une charge totale de 2,2 milliards d'euros pour Airbus Group sur l'année 2016.

    Les gouvernements ayant commandé l'A400M d'Airbus ont décidé de maintenir les pénalités infligées au constructeur pour ses retards de production et l’Allemagne envisage de faire jouer totalement les clauses permettant de suspendre ses paiements.

    En se montrant intraitable, l'Allemagne veut montrer qu'elle n'accepte plus que des groupes d'armement s'engagent sur des spécifications irréalistes pour ensuite parvenir à un compromis, selon des sources militaires.