Brève

Tentative de réglementation du trafic maritime en Arctique

Le 24 novembre 2020 par Evan Tirologos

À cause de la fonte des glaces, de nouvelles routes maritimes s’ouvrent au Nord. « L’International Maritime Organization » (IMO) vient d’interdire la navigation des navires transportant du mazout lourd en Arctique. Cette interdiction vise la Russie dont les navires auraient été responsables de 56 % de l’utilisation du mazout lourd brûlé dans l’Arctique en 2015 selon les chiffres de « l’International Council on Clean Transportation ».

Cette demande d’interdiction avait été faite par la Finlande, l’Allemagne, l’Islande, les Pays-Bas, La Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suède, et les États-Unis lors du 72e session de l’IMO en 2018. La plupart de ces pays subiraient directement une marée noire mais sont également menacés par l’expansionnisme économique russe en Arctique. Il est à noter que le secrétariat général, l’organe à plein temps de l’organisation est composé uniquement de citoyens de pays alliés des États-Unis. La Russie avait déjà dénoncé les manœuvres américaines en 2019 et ne devrait pas tarder à réagir. Le pays possède les uniques ports (7) le long de la route maritime Nord-Est qui sont libres de glaces tout au long de l’année

Le 20 novembre 2020, la CAA (Clean Arctic Alliance) s’est insurgée contre la décision de l’IMO d’interdire la navigation des navires utilisant et transportant le mazout lourd dans les mers arctiques. Leur critique se focalise sur le fait que cette interdiction ne sera complète qu’à partir de 2029 et débutera à partir de 2024 avec un certain nombre de dérogations. Ces dernières vont ainsi permettre aux « trois quarts des bateaux utilisant le mazout de continuer de continuer à circuler » selon eux.

Ainsi, cette décision pourrait amener de graves problèmes environnementaux en cas de fuite. Cela porterait atteinte à l’ensemble de l’écosystème et aux communautés indigènes de la région. Mais le comité de la protection du milieu marin a d’ores et déjà prévu de se réunir de nouveau en 2021.

D’autant plus que le trafic maritime de plus en plus dense fait peser un risque maximal sur une catastrophe écologique.

Evan Tirologos

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