Brève

Le pétrole s’effondre suite à la décision de l’OPEP+ d’augmenter sa production

Le 8 avril 2021 par Carla Lepers

Le pétrole a chuté ce lundi 5 avril après la décision des pays exportateurs d’alléger progressivement leur production. Une décision montrant la prudence de l’OPEP, le tout s’inscrivant dans un contexte pandémique.

Alors que les pays membres de l’OPEP commençaient à sortir tout juste de la crise, les cours du pétrole ont fortement chuté. Selon Le Figaro, “le baril de Brent de la mer du Nord, dont la livraison sera effective en juin a conclu à Londres à 62,15$ en baisse de 4,18% soit 2,71$ par rapport à la clôture de la veille. À New York, le baril américain de WTI pour le mois de mai a plongé de 4,56% soit 2,89$ à 58,65$”. 

Cette chute fait suite à la réunion qui s’est tenue le jeudi 1er avril s’inscrivant dans un contexte sanitaire inédit où les pays exportateurs avaient décidé d’augmenter leur production dans les mois à venir. Une augmentation de volume passant à 350 000 barils par jour en mai et juin, puis de 441 000 barils en juillet. Un retour à la normale pour l’Arabie Saoudite, premier exportateur mondial ainsi que troisième producteur qui, selon les Echos, “avait annoncé au cours de la réunion qu’elle allait relever ses volumes, réduits d’un million de barils déjà”. 

Selon Robbie Fraser de Schneider Electric, “cette consolidation intervient alors que les membres de l’Opep+ se sont accordés pour augmenter graduellement leurs productions. Cela a contredit certaines prévisions selon lesquelles le groupe allait adopter un statu quo à court-terme et cela suggère que les membres ont confiance dans la reprise continue de la demande”.

Washington, pourtant non membre de l'alliance, s'inquiète de son côté d’une hausse trop élevée des cours du brut, “d’autant que le plan de relance géant lancé par la nouvelle administration Biden pourrait bien accentuer la demande d’hydrocarbures”. Enfin, les acteurs du marché tendent également l’oreille face aux tentatives de rapprochement entre l’Iran et les États-Unis. Une stratégie misant à faire gonfler l’offre alors que les deux pays ont récemment accepté d’entamer à Vienne, des négociations par l’intermédiaire européen, afin de sauver l’accord sur le nucléaire iranien.

 

Carla Lepers

 

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