Brève

François Jeanne-Beylot élu à la présidence du Syndicat Français de l'Intelligence Économique

Le 9 décembre 2022 par Benoît Lacoux

Ce mercredi 8 décembre 2022, François Jeanne-Beylot, professeur associé à l’Ecole de Guerre Economique et dirigeant de Troover - InMédiatic a pris la suite d’Alexandre Medvedowsky aux commandes du SYNFIE (Syndicat Français de l’Intelligence Economique).

Au cœur de l’intelligence économique française, le Synfie a tenu sa dernière assemblée générale dans l’enceinte de l’Ecole de Guerre Economique. Elle s’est clôturée par la désignation de son nouveau président, François Jeanne-Beylot.

Jusqu’alors chargé de mission pour le syndicat, M. Jeanne-Beylot a pris la suite d’Alexandre Medvedowsky qui le présidait depuis avril 2014. Sous sa dernière présidence, le Synfie a connu plusieurs évolutions. 

D’une part, le Synfie s’est mobilisé pour défendre et promouvoir les intérêts stratégiques français auprès des acteurs économiques nationaux, notamment lors de la cession de Photonis, spécialisé dans la vision nocturne, sur le point de passer sous pavillon américain avec l’assentiment de Bercy et des fonds d’investissements la détenant. Le Synfie a également contribué à la prise en compte des risques sur le patrimoine informationnel des entreprises dans le l’exploitation de leurs informations stratégiques par des cabinets de conseil américains soumis à une législation extraterritoriale.

Si le président émérite du Synfie a relevé ces succès pour la protection des intérêts français, il n’en a néanmoins pas caché les faiblesses regrettant notamment le faible nombre de membres syndiqués dans l’écosystème de l’IE ainsi que la faible fidélisation des nouveaux adhérents. En off, Alexandre Medvedowsky partageait également au Portail de l’IE son regret de ne pas avoir réussi à ouvrir davantage la profession aux femmes. Autant d’axes sur lesquels promet de travailler le nouveau président, François Jeanne-Beylot, qui projette également d’ouvrir le syndicat aux partenariats avec les acteurs économiques et ses propres homologues. Il souhaite en outre la diffusion de travaux de décryptage de l’actualité diplomatique et économique. 

L’ancien président a enfin pris le temps de rappeler le rôle du syndicat, sans but lucratif mais qui conserve la force de frappe d’un groupe hétérogène d’experts de différents univers de l’IE, capables de sensibiliser les pouvoirs publics aux différentes menaces envers la souveraineté française. Il constitue également une garantie éthique en conditionnant l’adhésion des membres à la signature d’une charte de bonne conduite. Enfin, il est un lieu de partage, qui permet une plus grande circulation des informations pour une défense plus opérationnelle et efficace des intérêts français.

 

Benoît Lacoux

 

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