Brève

Succès dans l’éolien offshore pour les Chantiers de l’Atlantique

Le 15 février 2021 par Paco Martin

La Business Unit, Atlantique Offshore Energy, du géant français de la construction navale, signe un nouveau succès à l’export avec le projet Gode Wind 3 de l’entreprise danoise d’Ørsted. L’intérêt de plus en plus prononcé du monde pour les énergies renouvelables permet d’imaginer d’intéressantes perspectives pour les Chantiers de l’Atlantique.

Dans un communiqué des Chantiers de l’Atlantique du 11 février 2021, il est annoncé le succès à l’export de sa business unit, Atlantique Offshore Energy, avec l’entreprise danoise Ørsted. Elle a été choisie pour réaliser la globalité de « l’ingénierie, de l’approvisionnement, de la construction et la mise en service de la sous-station électrique offshore du parc éolien offshore Gode Wind 3, qui sera installé en 2023 en mer du nord allemande ». Cette sous-station de 242 mégawatts stockera et exportera l’électricité des éoliennes offshore via des câbles sous-marins et devra avoir la capacité de réaliser des actions de surveillance et de contrôle sur l’ensemble du parc éolien.

Ce succès est le fruit d’une mutation entamée plus de dix ans plus tôt. En 2009 à la suite d’un contexte économique compliqué, les Chantiers de l’Atlantique se diversifient,  et est créée une nouvelle business unit spécialisée dans l’éolien offshore. Les projets de recherches et développements Watteole et Fondeole sont ainsi lancés en 2011 avec l’aide d’acteurs académiques, de PME locales et de la région des Pays de Loire. L’enquête du 26 février 2020 de Nathalie Silbert du journal les Échos indique que la majorité des succès de cette nouvelle unité s'opèrent à l’étranger ; le contexte sociétal français compliquant l’avancée du moindre projet. La décennie 2010 offre plusieurs beaux succès à l’Atlantic Offshore Energy : 2012 avec le champ éolien d’Arkona en mer baltique allemande, en 2014 avec Westermost Rough au Royaume-Uni, puis en 2016 avec Rentel en Belgique.

Ørsted, anciennement Dong, a ainsi choisi le constructeur français pour la deuxième fois depuis le chantier de Westermost Rough en Grande-Bretagne. La trajectoire de  cette entreprise danoise est symbolique de l’époque contemporaine, par son basculement d’un service basé sur l’énergie fossile à acteur de l’énergie verte. Elle s’insère dans une tendance mondiale à la hausse pour les énergies renouvelables. Selon Globadata Power Intelligence Center en 2018, les leaders du marché de l’éolien offshore étaient : Le Royaume-Uni avec 35 %, l’Allemagne à 28 %, la Chine à 19 %, puis le Danemark, la Belgique et les Pays-Bas aux alentours de 6 à 5 %.

Malgré les ambitions des pays asiatiques pour les énergies renouvelables, le marché de l’éolien offshore est un marché principalement dominé par les acteurs européens (Grande-Bretagne comprise). Une domination encouragée par l’Union européenne qui le 10 novembre 2020 a présenté la stratégie pour développer les énergies renouvelables en mer pour une Europe climatiquement neutre. Un engouement européen, qui pourrait faire de la petite business unit nazairienne de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, l’un des piliers des Chantiers de l’Atlantique de demain. 

 

Paco Martin

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