Brève

Vers un rapprochement franco-canadien en Arctique

Le 16 février 2021 par Maryam Karkach

Le calendrier de livraison des navires de patrouille extracôtiers du Canada prévoit une capacité opérationnelle initiale courant 2021. En plus de sa qualité de chef de file de la Recherche dans l'Arctique, le Canada possède le plus de longueur de littoral en Arctique, ce qui le place en première position pour défendre ses intérêts et investir dans région; investissements dont la France pourrait se trouver partenaire.

L’Arctique représente 40% du territoire canadien et abrite de nombreuses ressources, dont certaines inexploitées jusqu’alors, telles que du pétrole, du gaz, du fer, de l’or et des terres rares. Ce territoire regorgeant de ressources naturelles attise les convoitises de nombreux pays, ce qui pousse logiquement à sa militarisation. En outre, la fonte de la banquise ouvre de nouvelles routes stratégiques qui permettent de réduire le temps de trajet de 40% entre Rotterdam et le port de Tokyo. Elle peut donc devenir potentiellement la nouvelle route privilégiée pour communiquer avec la Chine, le Japon, et leurs marchés. 

L’objectif du Canada de se positionner comme chef de file mondial dans le domaine des sciences et de la recherche dans l'Arctique le pousse à chercher des partenaires internationaux. L’un des leaders dans le domaine de l’exploration maritime, la France cherche à structurer ses recherches en coopération à l’international afin de mieux exploiter ses propres ressources et d’acquérir un savoir-faire dans le domaine de l’exploration maritime dans le respect de la biodiversité. Ces recherches françaises pourraient bien concorder avec les espérances canadiennes de travailler à la réalisation de leurs ambitions avec des partenaires internationaux dans la région, et ainsi permettre à ces deux pays de diminuer leur dépendance vis-à-vis de la Chine et de la Russie sur le dossier des métaux rares. Un défi qui s’annonce compétitif, puisque des chercheurs russes envisagent déjà d’utiliser les virus bactériophages présents dans l’Arctique, dans le but de lutter contre les infections. 

 

Maryam Karkach 

 

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