Brève

Coopération nippo-américaine pour la 6G

Le 19 avril 2021 par Paco Martin

Les États-Unis et le Japon ont convenu d’investir conjointement 4,5 milliards de dollars dans la course à la 6G. Cette collaboration prend place dans un contexte mondial de plus en plus tendu avec la République Populaire de Chine, pays leader de la 5G.

Le président des États-Unis Joe Biden et le Premier ministre japonais Yoshihide Suga ont annoncé leur projet commun d’investir 4,5 milliards de dollars pour le développement des technologies de communications de demain. Par ailleurs, les États-Unis participeront à hauteur de 2,5 milliards de dollars contre 2 milliards pour le Japon.

Ce partenariat a pour objectif de faire travailler en commun ces deux pays dans divers domaines : cancer, biotechnologie, intelligence artificielle, science de l’information quantique, la coopération spatiale civile, les technologies de l’information et des communications sécurisées (TIC). L’une des principales missions est de parvenir à développer les réseaux 5G sécurisés et ouverts, notamment les Open-Ran (Open Radio Access Networks).

Les Open-Ran peuvent être vus comme une contre-mesure américaine à l’avance de la République Populaire de Chine dans les télécommunications. Tom Cassauwers de Datanews définit les Open-Ran comme « un mouvement qui tente d’ouvrir des parties du réseau télécom et donc de ne pas être dépendant des grands fabricants d’équipement télécom, tels Huawei. ». Nikkei Asia explique que l’ « Open-RAN est une plate-forme open source où les opérateurs de réseau peuvent mélanger et assortir le matériel de différents fournisseurs, sans avoir à posséder des systèmes entiers d’antennes et de stations de base ». Des stations de bases détenues pour 40% d’entre elles par les géants numériques chinois, tels Huawei et ZTE.

Enfin, ce partenariat veut s’ouvrir à des « pays tiers » afin de concurrencer le géant chinois et d’être en position plus avantageuse pour définir les futures normes mondiales. Toutefois, l’envoi en orbite le 6 novembre 2020 du tout premier satellite de test 6G par la Chine, laisse présager des ambitions chinoises. 

 

Paco Martin

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