Brève

WTI et brent à la hausse : Omicron n’inquiète plus les marchés pétroliers

Le 10 décembre 2021 par Nine d'Halluin
Crédits : Joel Angel Juarez - Maxppp

Alors que le COVID-19 a fait plonger le prix du pétrole, son cours s’est retrouvé à la hausse mercredi, après que Pfizer ait déclaré que trois doses de vaccin neutraliseraient le variant Omicron.

Le pétrole a enregistré un nouveau bond en début de semaine en raison de l'optimisme croissant selon lequel la nouvelle variante du COVID-19, Omicron, ne causerait pas de dommages économiques majeurs.

En effet, les prévisions du brent ont progressé de 54 cents, soit 0,7 %, pour atteindre 75,44 dollars le baril, après avoir enregistré une hausse de 3,2 % mardi. De son côté, le baril de pétrole brut West Texas Intermediate s'est établi à 72,05 dollars, soit un gain de 33 cents ou 0,46 %, après avoir gagné 3,68 % lors de la séance précédente. Néanmoins, selon Hiroyuki Kikukawa, directeur général de la recherche chez Nissan Securities, « les investisseurs ne sont pas encore totalement optimistes et adoptent une approche attentiste jusqu'à ce qu'ils voient l'impact complet d'Omicron ».

 

L’OPEP+ se tient à son calendrier

L’OPEP+ se tient pour l’instant à sa récente déclaration selon laquelle les pays exportateurs de pétrole et leurs alliés n’augmenteraient pas la production de pétrole à plus de 400 000 barils par jour, malgré les réclamations de la Maison Blanche pour produire plus la semaine dernière.

Suite à cette annonce, Saudi Aramco, le géant Saoudien du pétrole, a relevé le prix du baril exporté en Asie aux États-Unis tout en prévoyant de le baisser en Europe. En  guise de réponse, les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient libérer du pétrole de leurs réserves stratégiques, ce qui divise les spécialistes. “Le fait que les États-Unis vendent ces barils pour essayer de contrôler les prix est sans précédent, mais cela va produire le résultat inverse” d’après l’analyste Stephen Schorck, pour qui “cela va faire monter les prix”. La réduction des réserves stratégiques et la nécessité de les reconstruire peut en effet profiter à moyen terme aux pays producteurs si l’effet de la pandémie demeure sous contrôle et que les effets d’anticipation deviennent graduellement moins brutaux.

 

Nine d’Halluin

 

Pour aller plus loin :

https://portail-ie.fr/short/2719/le-petrole-seffondre-suite-a-la-decision-de-lopep-daugmenter-sa-production

 

https://portail-ie.fr/analysis/2990/opep-et-augmentation-de-la-production-larabie-saoudite-soppose-aux-etats-unis