Brève

L’innovation maritime française au cœur de l’économie bleue de demain

Le 11 février 2021 par Paco Martin

Dans la suite du Comité interministériel de la mer, le Premier ministre Jean Castex a réaffirmé le 6 février à Brest les ambitions françaises pour le maritime. Il a annoncé le projet de création d’un fonds d’investissement dévoué à l’innovation maritime, permettant de financer les éléments clés de l’économie bleue de demain.

Dans un discours du 6 février 2021 à Brest dans le cadre de l’inauguration du nouveau siège de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), Jean Castex a fait part de la volonté de l’exécutif de mettre cet établissement au cœur de la politique maritime. Précédemment, le Premier ministre avait déjà insisté sur la place centrale de la recherche dans les enjeux liés à la mer. Ainsi l’Ifremer participera au projet de fonds d’investissement annoncé, notamment dans le choix des projets d’entreprises sélectionnées.

Le nouveau siège social de l’Ifremer en Bretagne est le symbole du développement d’un écosystème breton tourné vers la recherche maritime. Localement, l’institut est capable de travailler sur tous ses domaines de recherches : « l’halieutique et l’aquaculture, les écosystèmes des grands fonds et la géologie marine, l’observation de l’océan et de l’environnement côtier, les énergies marines renouvelables, l’économie de la mer. ». Cet environnement riche en acteurs économiques et scientifiques permet l’entremêlement des liens entre des partenaires publics/privés et nationaux/européens, l’objectif final étant de favoriser l’émergence d’une économie bleue. Une volonté qui s’inscrit parfaitement dans le cadre du pacte vert européen, l’UE étant le leader mondial dans le domaine de la technologie de l’énergie océanique.

Le projet de fonds d’investissement pour l’innovation maritime aura pour acteurs centraux la Bpifrance et l’Ifremer. Un duo qui aura pour mission de parvenir à mobiliser et associer les acteurs industriels du domaine. L’enjeu est crucial pour la France, malgré la deuxième plus grande zone économique exclusive (ZEE) de la planète, les travaux de la fondation de la mer sur la maritimisation de l’économie ont montré que l’économie de la mer ne générait que  14 % du PIB français en 2017, soit 272,7 mds d’euros.

Ce projet de fonds d’investissement devrait avoir pour principal objectif de donner l’élan nécessaire au développement de l’OceanTech, en soutenant les startups en lien avec l’exploitation des données et des ressources naturelles d’origine marine. Le manque de financement étant le principal obstacle au bon développement de structures permettant d’exploiter au mieux les ressources maritimes, ce fonds portera le lourd fardeau de faire décoller le secteur.

Toutefois, malgré les difficultés rencontrées certains acteurs pariant sur l’enjeu majeur que représentera l’économie maritime dans les 20 prochaines années semblent déjà se positionner dans la région du grand Ouest. Le cas de Go Capital est le plus frappant, ce fonds d’investissement spécialisé dans le DeepTech ayant fait le choix de s’intéresser de près à l’innovation maritime, notamment par le lancement de deux véhicules d’investissement d’une valeur cumulée de 130 millions d’euros.

 

Paco Martin

 

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